Rentrée d'hiver 2022

Rentrée d'hiver 2022

Anaïs LLOBET

Au café de la ville perdue 

 

Ariana a grandi à l’ombre du 14, rue Ilios. Sa famille a perdu cette maison pendant l’invasion de Chypre en 1974, lorsque l’armée turque a entouré de barbelés la ville de Varosha. Tandis qu’elle débarrasse les tables du café de son père, elle remarque une jeune femme en train d’écrire. L’étrangère enquête sur cette ville fantôme, mais bute contre les mots : la ville, impénétrable, ne se laisse pas approcher.

Au même moment, Ariana apprend que son père a décidé de vendre la maison familiale. Sa stupeur est grande, d’autant plus que c’est dans cette demeure qu’ont vécu Ioannis et Aridné, ses grands-parents. Se défaire de cet héritage, n’est-ce pas un peu renier leur histoire ? Car Ioannis était chypriote grec, Aridné chypriote turque, et pendant que leur amour grandissait, l’île, déjà, se déchirait.

 

Ariana propose dès lors un marché à la jeune écrivaine : si elle consigne la mémoire du 14, rue Ilios avant que les bulldozers ne le rasent, elle l’aidera à s’approcher au plus près des secrets du lieu.

 

Page après page, Varosha se laisse enfin déchiffrer et, avec elle, la tragédie d’une île oubliée.

 

 

L’AUTEURE

Anaïs LLobet est journaliste. Elle a été en poste à Moscou, où elle a écrit Des hommes couleur de ciel (prix du Roman Ouest-France Étonnants voyageurs 2019 et Prix Folio des lycéens 2021).

Elle réside désormais à Chypre, terre qui lui a inspiré l’histoire d’Au café de la ville perdue.

 

 

 

 

 

 

 

Anne-Fleur MULTON

 

Les Nuits bleues

 

Dans les rues d’un Paris déserté, la narratrice avance la peur au ventre et la joie au cœur : c’est chez Sara qu’elle se rend, pour la toute première fois. Les premières fois, les deux amantes les comptent et les chérissent, depuis leur rencontre, les messages échangés comme autant de promesses poétiques, le désir contenu, jusqu’à l’apothéose du premier baiser, des premières caresses, de la première étreinte. Leur histoire est une évidence.

 

Débute une romance ardente et délicate, dont les héroïnes sont également les témoins subjuguées. La découverte de l’autre, de son corps, de ses affects, l’éblouissement sensuel et la douce ivresse des moments partagés seront l’occasion d’apprendre à se connaître un peu mieux soi-même.

 

Anne-Fleur Multon redonne ses lettres de noblesse et d’humanité au roman d’amour et nous entraîne dans les dédales d’une passion résolument joyeuse, souvent charnelle et parfois mélancolique, mais toujours étourdissante.

 

L’AUTEURE

 

Anne-Fleur Multon est autrice pour la jeunesse. Elle a notamment publié la série Allô Sorcières (Poulpe Fictions, 2017-2018), illustrée par Diglee, et C’est pas ma faute (Pocket Jeunesse, 2020), coécrit avec Samantha Bailly. Avec Les Nuits bleues, elle signe son entrée en littérature adulte.

 

 

 

 

 

Andrea ABREU

 

La soeur que j'ai toujours voulue 

 

Dans un hameau perdu des îles Canaries, vivent deux jeunes filles : la narratrice, gamine livrée à elle-même alors que ses parents travaillent jour et nuit au service des touristes, et sa meilleure amie, Isora. Entre les héroïnes, perdure depuis l’enfance une amitié fusionnelle et dévorante. Alors qu’arrive le temps des premiers émois, le duo entre en adolescence comme on entre en rébellion. Ce sera elles deux contre le reste du monde. C’est ainsi, elles partagent tout, pour le meilleur et pour le pire… mais le pire n’est jamais loin pour cette jeunesse démunie et oisive.

 

L’ île, terre riche de contrastes, devient le théâtre d’une tragédie cruelle, alors que les plages ensoleillées déversent toujours plus de touristes et que le poids des nuages sur les versants volcaniques menace les petits villages décatis abritant la population – le luxe le plus indécent côtoie la misère nue ; la terre de légendes hantée par les sorcières rencontre la décadence de la modernité.

Andrea Abreu brosse le portrait impitoyable d’une génération et d’un pays privés d’horizon, portée par une plume âpre, cruelle, virtuose.

 

L’AUTEURE

 

Andrea Abreu est née à Tenerife, en 1995. Poète, journaliste, elle a écrit pour El Paìs, Buzzfeed ou encore Vice. Son premier roman, La sœur que j’ai toujours voulue, a rencontré un succès hors du commun en Espagne et est en cours de traduction dans une quinzaine de pays.

 

Traduit de l’espagnol par Margot Nguyen Béraud.